Des échanges intergénérationnels des plus enrichissants pour trois étudiantes au Centre d’hébergement Jeanne-Crevier


Dans l’ordre habituel, Esthéphany Fernandez, Florence Couturier, Geneviève Webster (responsable des loisirs au Centre d’hébergement Jeanne-Crevier) et Camille Verret.(Photo gracieuseté de Richard Gingras, photographe)

Pendant l’été 2018, la Fondation Jeanne-Crevier a pu se prévaloir des services de trois étudiantes dans le cadre du programme Emplois d’été Canada. Ce programme d’une durée de sept semaines crée des possibilités d’emplois d’été pour les étudiants et leur offre l’occasion de travailler au sein de leur collectivité. La Fondation a géré leur rémunération et confié la responsabilité de leur surveillance à Geneviève Webster, technicienne en loisirs au Centre d’hébergement Jeanne-Crevier.

Marjolaine Tessier, présidente de la Fondation Jeanne-Crevier, s’est réjouie d’avoir pu obtenir la subvention nécessaire à l’embauche de trois jeunes cet été. « Nous sommes très fiers d’avoir pu contribuer au succès du programme des loisirs développé par Mme Webster. Grâce aux interventions très humaines de Camille, d’Esthéphany et de Florence, nos résidents, trop souvent dans l’ombre, ont vécu des échanges intergénérationnels enrichissants et ont vu la lumière au creux des yeux de ces jeunes si dynamiques. »

Mme Webster tient à préciser que « l’embauche de trois employées cet été nous aura permis de remplir l’ensemble du programme d’activités que nous avions établi pour nos résidents et les usagers du centre de jour. Elles ont rapidement fait équipe avec le personnel régulier du Centre et portent maintenant un regard nouveau sur la réalité des personnes en perte d’autonomie. C’est un acquis pour leur futur apprentissage que ce soit en milieu social, en loisirs ou en médecine. »

Ainsi, Camille Verret, étudiante en loisirs, souhaitait ardemment revenir cet été, ayant eu un véritable coup de cœur pour les aînés du Centre en 2017. Par des rencontres spontanées, elle s’assurait de mettre des sourires sur le visage des aînés, de les conduire au jardin ou sur la terrasse et de prendre le temps de les écouter. Camille était la boute-en-train du groupe, une rassembleuse qui a découvert la richesse de côtoyer les personnes âgées. Ses préjugés à l’égard de cette clientèle se sont entièrement dissipés.

Esthéphany Fernandez, étudiante en travail social à l’UQAM, était intriguée par le travail en milieu gériatrique. « Mon travail consistait surtout à effectuer des rencontres individuelles ciblées, particulièrement auprès de personnes qui reçoivent peu de visite ou qui sont aux prises avec de graves problèmes de motricité. Je prenais doucement contact avec eux et s’établissait alors une certaine confiance entre la personne et moi. Demeurer à l’écoute était essentiel. J’ai découvert un milieu très humanisant », nous confie Esthéphany. Elle envisage la possibilité d’orienter ses études en psychologie et en travail social vers la clientèle gériatrique.

Quant à Florence Couturier, qui souhaite devenir médecin, c’était sa seconde expérience dans un CHSLD, elle qui avait fait du bénévolat durant ses études secondaires. Son travail consistait à accompagner les résidents au jardin pour leur faire profiter des rayons du soleil. Sa présence rassurante incitait les résidents à la confidence et à l’expression de leurs besoins. « Certains préféraient le silence. Avec d’autres, nous échangions sur nos goûts musicaux », affirme-t-elle.